Le bon logiciel pour votre maquette scan-to-BIM, c'est celui dans lequel votre équipe travaille tous les jours. Pour modéliser un bâtiment existant à partir d'un nuage de points, Revit et Archicad se valent : les deux produisent une maquette précise, mesurable et exploitable jusqu'au LOD 300–350. Ce qui fait la différence, ce n'est pas le logo sur le fichier — c'est la structure de la maquette et le fait qu'elle soit modélisée nativement dans votre outil, pas convertie depuis l'autre.
Ce point mérite d'être posé, parce que le marché a un angle mort : la plupart des prestataires scan-to-BIM internationaux travaillent Revit d'abord, Archicad jamais ou par conversion. Or en Suisse romande, une grande partie des bureaux d'architectes travaille sous Archicad. Résultat : des maquettes « Archicad » qui sont en réalité des exports IFC réimportés — elles s'ouvrent, mais elles ne se travaillent pas.
Chez Studio BIM, nous modélisons dans les deux environnements, nativement, au même prix. Voici le comparatif honnête — sans guerre de clochers.
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Revit vs Archicad pour une maquette de l'existant : le comparatif
Les deux logiciels sont conçus pour le projet neuf. Le scan-to-BIM — reconstruire l'existant, avec ses murs qui ne sont ni droits ni parallèles — les utilise à contre-emploi. Voici comment chacun se comporte sur les quatre points qui comptent vraiment.
Gestion du nuage de points
Revit s'appuie sur ReCap (même éditeur) : le nuage se lie en .rcp/.rcs, s'affiche par vue, se découpe par zones. Sur des nuages lourds — plusieurs centaines de millions de points pour un immeuble — la chaîne est rodée et fluide.
Archicad importe les formats .e57 et .xyz nativement et convertit le nuage en objet interne. Ça fonctionne bien sur des nuages segmentés par étage ou par zone ; sur un nuage complet de grand bâtiment, il faut découper en amont pour garder une navigation confortable.
En pratique, cette différence concerne le modeleur, pas vous : nous segmentons et préparons les nuages avant modélisation dans les deux cas. Le résultat livré est identique en précision.
Familles Revit vs objets GDL
Revit décrit les éléments par familles paramétriques ; Archicad par outils natifs (murs, dalles, toits) et objets GDL. Pour du neuf, le débat est réel. Pour de l'existant, il l'est beaucoup moins : une fenêtre du XIXe à Genève n'existe dans aucune bibliothèque. Dans les deux logiciels, il faut créer des éléments sur mesure — familles chargeables côté Revit, objets ou profils complexes côté Archicad — ou accepter des éléments génériques bien renseignés, selon le niveau de détail convenu.
Le critère utile : les éléments livrés doivent rester éditables avec les outils standards de votre logiciel. Un mur doit être un mur, pas un volume figé.
Étages, calques et organisation du fichier
C'est ici que les deux mondes divergent le plus — et que la conversion fait le plus de dégâts.
- Revit ne connaît pas les calques : tout passe par les niveaux, les catégories/sous-catégories et les gabarits de vue.
- Archicad structure par étages et par calques, avec des combinaisons de calques qui pilotent l'affichage.
Une maquette bien construite respecte la logique de son logiciel : niveaux calés sur les altitudes réelles du bâtiment, un étage Archicad par niveau réel, calques ou sous-catégories nommés selon une convention lisible. Une maquette convertie ignore cette logique — et c'est votre équipe qui paie la remise en ordre.
Exports IFC
Match nul, et c'est une bonne nouvelle : les deux logiciels exportent des IFC 2x3 et IFC 4 certifiés buildingSMART. La qualité d'un IFC dépend du soin apporté au mappage des classifications et des jeux de propriétés, pas du logiciel d'origine. Nous livrons systématiquement un IFC en complément du fichier natif, sans supplément.
En résumé :
| Critère | Revit | Archicad |
|---|---|---|
| Nuage de points | Chaîne ReCap très rodée | Import e57/xyz natif, segmentation en amont |
| Éléments sur mesure | Familles paramétriques | Objets GDL, profils complexes |
| Organisation | Niveaux + sous-catégories | Étages + calques |
| Export IFC | Certifié buildingSMART | Certifié buildingSMART |
| Verdict scan-to-BIM | Équivalent | Équivalent |
Le vrai piège : la maquette convertie
Le risque n'est pas de choisir « le mauvais logiciel ». C'est de recevoir une maquette modélisée dans l'un et convertie vers l'autre via IFC. Voici ce que ça donne, concrètement, quand un prestataire Revit-first « livre de l'Archicad » :
- Des éléments figés. Les murs, dalles et toits arrivent en objets morts (morphs, éléments IFC non natifs). Impossible de déplacer une cloison, d'insérer une porte, de modifier une épaisseur avec les outils standards.
- Le paramétrique est perdu. Les portes et fenêtres ne sont plus des objets paramétrables : changer une dimension = remodéliser.
- La structure d'étages ne suit pas. Niveaux mal mappés, éléments rattachés au mauvais étage, coupes qui ne se génèrent plus proprement.
- La 2D est inutilisable. Hachures, épaisseurs de traits, cotations : tout est à reprendre avant de sortir un plan d'enquête ou d'exécution.
- Les quantitatifs sont faux ou vides. Les nomenclatures de surfaces et de matériaux ne remontent plus — la maquette devient une image 3D, pas un outil de travail.
Ces défauts ne se voient pas à l'ouverture du fichier : la maquette est « belle ». Ils se découvrent trois semaines plus tard, quand votre équipe commence l'avant-projet. Nous avons détaillé les vérifications à faire à la réception dans notre checklist d'une maquette scan-to-BIM exploitable.
La conversion inverse (Archicad → Revit) produit exactement les mêmes symptômes. Le problème n'est pas le sens du voyage, c'est le voyage.
Comment nous structurons une maquette livrée
Que la maquette soit Revit ou Archicad, la méthode est la même — et elle se décide avant de modéliser, pas après :
- Gabarit. Nous modélisons dans votre gabarit de bureau si vous nous le transmettez (calques, styles, jeux de stylos ou gabarits de vue inclus). Sinon, nous livrons sur notre gabarit standard, documenté.
- Étages et niveaux. Un niveau par étage réel, altitudes issues du relevé, nommage convenu au démarrage.
- Nomenclature des éléments. Convention de nommage systématique des types de murs, dalles, menuiseries — pour que vos nomenclatures et métrés sortent propres.
- Calques / sous-catégories. Structure convenue en amont ; pas de calque « divers » fourre-tout.
- Niveau de détail contractuel. LOD défini par lot d'éléments (structure, menuiseries, CVSE si demandé) — voir notre guide des LOD 100–400.
- Contrôle sur nuage. Avant livraison, la maquette est superposée au nuage de points et les écarts vérifiés selon la tolérance convenue.
Le détail des livrables figure sur la page Modélisation BIM.
Cas particuliers
Votre bureau utilise les deux. Certains bureaux romands tournent sous Archicad en projet et reçoivent du Revit de leurs ingénieurs. Dans ce cas, choisissez le logiciel de l'équipe qui va travailler la maquette au quotidien ; les autres intervenants la consultent via l'IFC ou un visualiseur (BIMx, BIM Collab), livré d'office.
Vous êtes maître d'ouvrage ou régie, et votre architecte n'est pas encore désigné. Deux options : attendre la désignation pour trancher, ou commander la maquette avec IFC et convenir que le format natif sera fixé au démarrage de la modélisation — le scan, lui, peut se faire tout de suite, le nuage de points est agnostique.
Il vous faut vraiment les deux formats natifs ? En pratique, non — ce cas n'existe pas : une maquette se travaille dans un seul logiciel, celui que votre équipe utilise en interne. Choisissez le vôtre ; tous les autres intervenants la consultent via l'export IFC, offert avec chaque maquette.
FAQ
Livrez-vous vraiment les deux nativement ? Oui. Notre équipe de production modélise sous Revit et sous Archicad au quotidien, sur nuage de points, sans passer par une conversion. Vous recevez un fichier construit avec les outils natifs de votre logiciel, plus un IFC.
Quelles versions ? Pratiquement toutes les versions encore maintenues par les éditeurs. Nous livrons dans la version que vous utilisez, sans forcer de montée de version.
Le choix du logiciel change-t-il le prix ? Non. Revit ou Archicad, le prix dépend de la surface, du périmètre de la maquette (mobilier, CVSE, rapport de surfaces SIA 416) et du nombre de niveaux — pas du format. Vous pouvez le vérifier vous-même : le configurateur ne vous demande le format qu'à titre de livrable.
Puis-je recevoir uniquement un IFC ? Oui, mais nous le déconseillons comme livrable unique : un IFC se consulte et se coordonne très bien, il se modifie mal. Si votre équipe doit faire vivre la maquette, exigez le natif.
Et les plans 2D (DWG/PDF) ? Ils sont extraits de la maquette — plans, coupes, façades — et peuvent être inclus au livrable selon l'offre.
Votre maquette, dans votre logiciel
Dites-nous la surface, le périmètre et le format — Revit ou Archicad — et obtenez une estimation immédiate, sans rendez-vous ni formulaire de rappel.
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Notes internes (à retirer à l'intégration) :
- Schéma FAQ JSON-LD à générer depuis la section FAQ (checklist playbook).
- Maillage brief respecté : 05 ↔ 03 et 07 ↔ 05, + page service /services/modelisation.
- Barème vérifié le 10/07/2026 contre
_BAREME-GELE.md: aucun multiplicateur logiciel dans le moteur gelé — « même prix quel que soit le format » confirmé. - Correction barème : le LOD est figé à 300 dans le moteur et n'est PAS un facteur de prix — retiré « niveau de détail » des facteurs de prix (FAQ) et du CTA final ; remplacé par périmètre + niveaux, conformes à la formule gelée.
- « 95 % des situations » remplacé par « la grande majorité » (statistique sans source).
- Title : 55 caractères. Meta : 151 caractères.